Répondant aujourd'hui à nos questions, Elodie Da Silva, l'auteur de Mauvais Potage, recueil paru aux Editions Lunatique !

 elodiedaInterview Litter'halles

1- Quel est votre auteur de nouvelles favori ?

Haruki Murakami, pour son univers à la fois étrange et très réaliste. « Le sommeil » est sans doute une de ses nouvelles les plus étranges, qui laisse presque le lecteur sur sa faim, mais on voudrait qu'il ne s'arrête pas d'écrire. Il y a dans son écriture comme des petites portes secrètes et invisibles. C'est très différent de ce que j'écris d'ailleurs. Dans mes nouvelles, il n'y a aucune porte secrète, quelques portes défoncées plutôt...

2-  Vous avez été sélectionnée pour concourir au Prix Littér’Halles 2013. Estce une « bonne nouvelle » ?

C'est une très bonne nouvelle. Si je pouvais j'écrirais moi-même la chute !

3- Écrire des nouvelles, d’accord… Mais pour qui, pourquoi ?… Pour qui ?

Pour moi d'abord, pour le plaisir que ça me procure de jouer avec des situations qui ne sont pas drôles et d'essayer d'en faire quelque chose de beau. Et puis pour les autres aussi, pour ceux qui entendent un peu de musique dans mes histoires, mais surtout pour ceux qui ne s'y reconnaissent pas mais qui ont malgré tout l'oreille musicale. Pourquoi des nouvelles ? Parce que j'aime la force, la puissance de la forme courte. On peut parfois dire plus de choses dans une nouvelle que dans un roman, du moins on peut le dire avec plus de poigne.

4- Donnez-nous les "dernières nouvelles" de votre livre !

Aux dernières nouvelles, ce que j'écris s'alimente du quotidien. Je m'attache à l'infime. Il y a du merveilleux dans le quotidien, dans les petites choses de tous les jours. Mon travail a consisté à sublimer l'ordinaire, sans jamais prendre position, ni orienter le lecteur à le faire. Il n'y a pas de morale dans mes histoires, il y a seulement des histoires, telles qu'elles sont, à vif.

Elodie Da Silva